Petite virée à Paris
Avant hier, je me suis offerte ma petite virée trimestrielle à Paris.
Cette fois-ci, j'ai passé ma journée au musée des arts premiers, quai Branly. C'est la première fois que je découvrais ce ... merde ! c'est quoi ce machin ! c'est où l'entrée ... cet architecture hors du commun. Une architecture très "verrière" au milieu de batiments remplis de mur, de pierre, etc.
Ah ! Enfin l'entrée !
J'y pénètre ... et ...


c'est plutôt typique ce jardin-là ... et la foule au loin ... Ah ! ... çà peut aller ... pas trop d'attente !
Vous voyez le panneau jaune sur la dernière photo. Si vous y aller, prenez le temps de vous y arrêter et de le lire ... Bingo ! Une hotesse vient vous voir et vous explique que vous pouvez passer par ce petit chemin et prendre votre billet d'entrée pour visiter le musée et l'exposition temporaire. N'oubliez pas de prendre le billet de l'audioguide. Cà vaut la peine. Coût de l'opération, pour ceux que çà intéresse, 18 euros.
Mon attente s'est résumé à 3 mn ... le groupe de trois personnes. Le groupe là-bas a attendu un peu plus longtemps avant de pouvoir passer. On ne se demande surtout pas pour quelles raisons.
Mes photos s'arrêteront là. On n'a absolument pas le droit de prendre des photos. J'ai bien essayé mais ... vade retro satanas ... il y a toujours quelqu'un en uniforme qui vous regarde bizarrement ... bon alors on imprègne ses neurones et malheureusement la science ne me permet encore pas de restituer mes souvenirs.
Mais autant j'ai émis une critique ironique pour l'extérieur des bâtiments, autant ce qu'ils contiennent m'a laissé pantois.
J'ai a-do-ré.
J'ai débuté par l'exposition temporaire dont le titre est "D'un regard à l'autre". C'est l'histoire des regards européens sur l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie de 1500 à nos jours.
On débute la visite dans une salle noire remplie de miroirs où se trouve la merveilleuse nef automate de Charles Quint, commandé par Rodolphe II (1544-1547) et l'un des premiers globes terrestres attribués à Martin Waldseemüller (1507). La partie océan pacifique n'existe pratiquement pas et les amériques sont représentés par quelques contours. La partie asiatique est totalement dysproportionnée.
On arrive dans la seconde salle où l'on représente l'étranger comme un sauvage. Sculpture en bois, vitraux, tapisserie, estampes, encyclopédie .... la représentation du canibalisme.
Puis l'étranger devient un embassadeur : différents tableaux, sculptures de maures et surtout les 16 tableaux d'Albert Eckhaut. Huit représentent quatre couples et les huits autres des fruits et légumes exotiques du Brésil.
J'ai aimé la représentation des Tapuyas qui apparemment sont canibales car il y avait des bras qui pendouillaient un peu partout.
Puis on tombe sur des merveilles : des bijoux ou objets en corail, ivoire, écailles de tortues, noix de coco entouré d'or, nautiles, carapace de tatou, dent de narval (ou licorne), cornes de rhinocéros ou d'éléphants.
Différents objets possédaient un globe contenant 12 autres. Ce sont 13 polyèdres imbriqués l'un dans l'autre.
Pour la suite de l'expo je mets le résumé trouvé sur le site du musée
2. Histoires naturelles du monde
Entre 1760 et 1800 environ, l’exploration du Pacifique favorise la rencontre de mondes en apparence antagonistes. De grandes expéditions souvent constitué de savants, botanistes, cartographes, peintres ou aquarellistes et dirigées par de grands navigateurs : Cook, Bougainville, La Pérouse, parmi les plus illustres, sillonnent les Mers du Sud. Le regard de ces voyageurs sur les moeurs et les coutumes des « naturels » influencera le goût des Européens. Les pièces en or, en ivoire ou en plumes, par exemple, seront particulièrement prisés et recherchés.
La notion de « bon sauvage » concernant les hommes, et celle de « curiosités exotiques » propre aux œuvres réalisées dans ces contrées lointaines se développe à l’aulne des Lumières. En Occident, naît le sentiment de l’étrange, du singulier, de l’insolite, inséparable d’une sorte de fascination mêlée de crainte pour ces objets qui, en étant détournés de leur destination d’origine, gagnent en mystère.
3. Spécimens ou le grand herbier du monde
La première moitié du XIXe siècle est marquée par un intérêt grandissant pour les sciences naturelles. La flore, la faune, de même que les « productions matérielles » des populations autochtones d’Amérique ou d’Océanie, sont classifiées, répertoriées, cataloguées suivant leur provenance et leur usage, et commencent à prendre place dans les premiers musées européens. Cette collecte élargie due à un approfondissement des connaissances n’exclut pas une vision déformée ou transposée, souvent pittoresque et idéalisée des pays et des hommes rencontrés. L’artiste voyageur répond par l’imaginaire aux visées méthodologiques des savants. Les témoignages de cette époque oscillent ainsi souvent entre réalisme documentaire et cliché exotique ouvert sur le merveilleux.
4. Science des peuples, l’invention de l’humanité
Bien que l’esclavage ait été aboli en France en 1848, le regard porté sur l’Autre, à partir des années 1850, ne s’est pas ennobli. Loin s’en faut. L’anthropométrie ou les théories évolutionnistes, établissant une hiérarchie entre races inférieures appelées à disparaître et races supérieures, vont dans le sens du colonialisme et d’un impérialisme qui se cache derrière l’idée de civilisation.
Les musées d’ethnographie, parallèlement, voient le jour et s’enrichissent grâce à des missions à l’étranger de plus en plus fréquentes. A cet égard, les trophées d’armes largement représentées, et les premières prises de vue photographiques illustrent bien la notion de capture, florissante en cette fin de XIXe siècle. Au contraire, l’exposition de fétiches ou de « grossières idoles » dénoncent la barbarie des « indigènes », qualifiés régulièrement de sauvages.
Il faut attendre le début du XXe siècle pour que d’autres regards se posent sur les objets dits primitifs et les hommes qui les ont créées.
5. Mutation esthétique
La reconnaissance se fait avant tout au début du XXe siècle par les poètes, collectionneurs et artistes cubistes, expressionnistes, fauvistes, surréalistes.
Cette prise de conscience d’un panthéon de l’art universel, qui englobe toutes les cultures, passe par la redéfinition des termes jusqu’alors employés. Les mots « sauvage », « nègre » ou « primitif » perdent leur connotation péjorative et sont associés à la notion d’« œuvre d’art » qui n’avait pas vraiment droit de cité. « Cannibale », « magie », « fétichisme » sont réutilisés également en réaction contre des codes bourgeois et à un académisme du goût.
Tandis que l’exposition coloniale de 1931 laisse à penser, pourtant, que les préjugés raciaux sont toujours tenaces, une réflexion de plus en plus pointue s’est amorcée sur l’identité de l’objet, sa fonction, son mode de création, même s’il est encore question de styles, de groupes ethniques et d’anonymat de l’artiste. Les critères esthétiques n’en sont pas moins éclectiques, inégaux et dépendent beaucoup des modes qui sont lancées et suivies...
En 1947, André Malraux construit son « Musée imaginaire », « immense éventail des formes inventées » dans lequel les arts primitifs rejoignent les arts sacrés des grandes civilisations. Depuis, quelques manifestations importantes dont l’entrée des « arts premiers » au Louvre confirment la valorisation de sociétés trop souvent méconnues et cette noblesse du regard qui a fini par s’imposer au fil du temps.
Une place importante est réservée à la photographie dans l’exposition. (Il est toujours intéressant de voir des daguerréotypes.)
Issus des principales collections ethnographiques françaises, souvent inédits, les portraits et paysages qui y sont montrés, témoignent d’une certaine conception de l’exotisme propre au XIXe siècle. Au siècle suivant, la photographie, elle aussi, change de statut, passant du stade de simple document au rang d’œuvre d’art.
J'ai parcouru l'expo en 1h et quart. Et je ne me suis absolument pas ennuyée.
J'ai continué mon périple vers la colonne des instruments de musique en n'oubliant pas de prendre mon audioguide à l'accueil.
Après avoir parcouru un chemin biscornu où l'on rencontre des images bizarres qui vous disent des choses plus bizarres l'une que l'autre, on abouti dans une immense salle où tous les continents sont représentés sauf ... l'Europe (à croire qu'il n'y a pas d'arts premiers en europe. C'est un peu pour cette raison que ce musée ressemble trop aux expositions coloniales en plus moderne, certes, mais çà y ressemble ... le regard n'est pas encore modifié).
Je vous laisse le lien du site pour y voir quelques objets.
Pour celles et ceux qui sont attirés par les arts textiles, ce musée vous plaira énormément. C'est dommage que je n'ai pas pu prendre de photo car il y a des modèles aux points de croix fabuleux, surtout dans la partie japonaise.
Je n'ai pas effectué les expositions dossiers. Même si des bancs intégrés au décor multimédia sont présents dans tout le parcours, au bout de cinq heures de visite, je n'avais plus la force de continuer. En plus je n'avais pas encore pris de repas. Il était 16h30 lorsque je suis sortie du musée. J'avais faim ! Depuis 6 h, je n'avais rien mangé et bu. Les besoins primaires se sont fait largement ressentir.
J'en ai profité pour aller manger dans une pizzeria des Champs Elysées où j'ai pu prendre en photo les oeuvres de la galerie Dali.


A droite se trouve le restaurant qui m'a servie à 17 h. J'avais faim !
Mon train ne partait qu'à 19 h. J'ai déambulé dans l'avenue après le repas et là ... dilemne !
Quelle voiture vais-je m'acheter ?


Je regarde dans mon porte-monnaie. Zut ! Il ne me reste plus qu'un billet de 10 euros et de la monnaie. J'effectuerai cet achat un peu plus tard !
Oh ! encore une petite faim. Tiens ! Fouquet's ! Leur carte 
Bon quand je regarde leur prix, je me dis que la gourmandise est un vilain péché !
Chez Vuitton, c'était encore mieux. On peut vraiment marcher avec çà ...
Bon c'était l'heure de reprendre le train à la gare de l'est. Ma petite virée touchait à sa fin. Pendant le voyage de retour j'ai continué mon abécédaire.





