SCIENCES, VOYAGES ET CREATIONS

De l'astronomie, du cinéma, de la littérature, des créations manuelles, des comptes rendus de voyages---------- "SCIENCES SANS CONSCIENCE N'EST QUE RUINE DE L'AME"

14 janvier 2007

La Rose pourpre et le Lys

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Il est des histoires qui vous tiennent en haleine pendant de longues heures. Il y a également des formes d'écritures qui vous mettent dans le même état.

Michel Faber a cette manière d'écrire qui vous emportent pendant plus de 1000 pages sans que vous puissiez un seul moment penser que vous perdez votre temps dans la lecture.

Mais est-il réellement du côté des femmes ?

" Nous sommes en décembre 1872. Une neige duveteuse tombe sur cette partie équivoque de Londres entre Regent street et Soho ..."

La Rose pourpre et le Lys est en cours d'adaptation au cinéma.

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21 novembre 2006

Alys Clare et Scott Westerfeld

Avec ma passion pour la broderie, je lis de moins en moins ... mais je lis tout de même !

En ce moment j'ai débuté "Fortune of the Moon", une histoire de meurtre dans un couvent anglais en plein haut moyen Age qui se situe après la période d'Aliènore d'Aquitaine et "les légions immortelles" , un space opéra où une princesse et sa cour est pris en otage, où l'empereur est immortel, etc.

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Les premiers livres me permettent de garder mon niveau d'anglais et de plonger dans la période moyen âgeuse ; celui de Westerfeld, de découvrir un nouveau vocabulaire !

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10 octobre 2006

Eloge des femmes mûres

get_img Quoi dire de ce livre ?

A part qu'il est ennuyant, quoi dire d'autres ? Que je perds mon temps à essayer de le terminer.

Quoi dire d'autres ? rien de spécial. Si, que l'auteur croit connaître les femmes et l'amour, alors qu'il n'en est rien.

Quel ennuie !

Bon, je crois qu'il y a d'autres livres à lire que celui-ci.

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09 septembre 2006

Stefan Zweig

zweigRésumé :

Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée ...

Seul le narrateur tente de comprendre cette "créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.

Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échec, est une de ses plus incontestables réussites.

Extraits :

"Pour ma part, je trouvais plus honnête qu'une femme suivît librement et passionnément son instinct, au lieu, comme c'est généralement le cas, de tromper son mari en fermant les yeux  quand elle est dans ses bras."

"Je ne compris pas immédiatement la dernière phrase. Ce n'est que plus tard que je compris que cet homme me prenait pour... pour une de ces cocottes qui rôdent en grand nombre la nuit  autour du Casino, ..."

"A cet aspect étonnant, toute anxiété, toute peur tomba de moi, comme un lourd manteau noir ; je n'avais plus honte, non, j'étais presque heureuse. Cet évènement terrible  et icompréhensible avait soudain un sens pour moi : je me réjouissais, j'étais fière à la pensée que ce jeune homme, délicat et beau, qui était couché ici serein et calme comme une fleur, aurait été trouvé, sans mon dévouement,quelque part contre un rocher, brisé, sanglant, le visage fracassé, sans vie et les yeux grands ouverts ; je l'avais sauvé, il était sauvé ! "

"Mais à aucun moment de son récit, je n'éprouvé un sentiment d'horreur. "

" ... au lieu d'essayer de me tirer violemment à lui ... qu'il me vénérât uniquement comme une sainte apparue sur son chemin ... et qu'il ... qu'il ne sentît pas que j'étais une femme."

" Je fus sur le point de crier, si grand était mon effroi. Mais je contins ma frayeur devant cette vision insensée et je fermais les yeux."

" Je ne saurais vous décrire mon amertume, mon désespoir. Mais vous pouvez imaginer ce que je ressentais : pour un homme à qui l'on a donné toute sa vie, n'être pas plus qu'une mouche, qu'une main indolente chasse avec lassitude ! "

Commentaires :

Un livre rapidement lu, bien écrit. Mais ce sera tout. Le récit de femmes d'âge mûre qui ont envie de sauver de jeunes hommes et qui se rendent compte qu'elles ont besoin dêtre considéré comme des femmes ... n'est pas ma tasse de thé ! Malgré tout, le prochain livre que je vais lire est "Eloge des femmes mûres" de Stephen Vizinczey.

Encore un stephane !

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02 août 2006

V DE VENDETTA

v_vendetta LE LIVREv_vendetta_2

Résumé :

Dans l'Angleterre fasciste de l'après-guerre nucléaire apparaît un justicier implacable signant ses actes de la lettre V. Obsédé par le souvenir d'une culture désormais interdite et disparue, cruel et terriblement intelligent, V s'attaque aux plus fort symboles de la dictature, animé par un immense désir de vengeance et une indicible haine. La police du Commandeur est sommée de mettre fin à ses agissements au plus vite...

v_vendetta_3    LE FILM

Résumé :

Londres, au 21ème siècle...
Evey Hammond ne veut rien oublier de l'homme qui lui sauva la vie et lui permit de dominer ses peurs les plus lointaines. Mais il fut un temps où elle n'aspirait qu'à l'anonymat pour échapper à une police secrète omnipotente. Comme tous ses concitoyens, trop vite soumis, elle acceptait que son pays ait perdu son âme et se soit donné en masse au tyran Sutler et à ses partisans.
Une nuit, alors que deux "gardiens de l'ordre" s'apprêtaient à la violer dans une rue déserte, Evey vit surgir son libérateur. Et rien ne fut plus comme avant.
Son apprentissage commença quelques semaines plus tard sous la tutelle de "V". Evey ne connaîtrait jamais son nom et son passé, ne verrait jamais son visage atrocement brûlé et défiguré, mais elle deviendrait à la fois son unique disciple, sa seule amie et le seul amour d'une vie sans amour...

Appréciation :

Le film interpréte le livre sans le suivre totalement. La psychologie et les horreurs d'une dictature sont bien retranscrits. Tous les ingrédients y sont présents. Même l'apprentissage du terrorisme .... Ayant connu la dictacture, ce livre ne me laisse pas indifférente. ... Et je me dis que c'est une situation qui peut revenir si rapidement ... Il est vrai que sous une dictature, il n'y a que la connaissance et la culture qui permettent de tenir. On ne manipule pas un intellectuel ... c'est pour cette raison qu'on les tuent en premier !

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01 août 2006

PRISONNIERS DU TEMPS de Michael Crichton

prisonniers_du_temps_1  Un mélange d'application de la physique quantique et du moyen âge.

Extraits :

Physique quantique

"Au niveau subatomique, la structure de l'espace-temps est irrégulière. Elle n'est pas lisse, mais écumeuse, faites de petites bulles. Et comme c'est au niveau quantique, on l'appelle écume quantique."

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" - Un de vos employés vient de mourir, Bob.

  - C'est vrai, répliqua sèchement Doniger. Que voulez-vous que j'y fasse ? Je me sens triste, si vous saviez comme je me sens triste ! Envoyez donc des fleurs. Faites ce qu'il faut. "

" Il baptisa sobrement sa nouvelle société ITC, Internationnal Technology Corporation, et installa ses bureaux à Genève, recrutant des physiciens travaillant au CERN."

Pour info les premiers essais d'applications de physique quantique, la cryptographie quantique, ont été réalisé à Genève. Un article à ce sujet .

" Le fait que nous considérions que le temps passe n'est qu'un accident de notre système nerveux ; c'est l'impression que les choses nous donnent. En réalité, le temps ne passe pas ; c'est nous qui passons. Le temps lui-même est invariant : il est. En conséquence, le passé et l'avenir ne sont pas des endroits distincts, comme le sont New york et Paris. Et comme le passé n'est pas à un endroit, on ne peut s'y rendre. " .... " Pour être précis, nous utilisons la technologie quantique pour opérer un changement orthogonal de coordonnées dans le plurivers."

Téléportation quantique

Ce mot évoque en général des personnages de science-fiction qui peuvent être transportés d'un espace à une autre grâce aux formules d'un savant éclairé. Ici, c'est peut-être un peu moins spectaculaire à première vue, mais ne manque pas d'intérêt. Il ne s'agit pas de faire voyager des atomes mais de l'information inconnue à la vitesse de la lumière. Retrouvons Alice et Bob. Alice ne sait pas où est Bob mais veut lui transmettre l'état quantique d'un photon X, qu'elle ne connaît pas elle-même (en effet, si elle cherchait à le connaître, elle modifierait l'état quantique de X; voir Le principe d'incertitude d'Heisenberg). On donne à Alice et Bob 2 photons corrélés (voir Les photons corrélés): Y et Z. Bob emmène avec lui le photon Z. Alice fait inter-agir X avec Y, elle envoie le résultat à Bob par des méthodes classiques de communication; jusque là rien d'extraordinaire. Quand Bob reçoit cette information, il peut opérer une transformation sur Z qui mette Z dans l'état quantique de X. L'état quantique de X a donc été transporté de Alice à Bob.

En 1993, une équipe des laboratoires de recherche d'IBM a réalisé la téléportation d'un état quantique inconnu entre 2 points distincts. Ce résultat anima les milieux concernés, la téléportation sortait du domaine de la science- fiction pour devenir une réalité.

Article provenant de ce site

" Il y a un siècle, poursuivit Gordon, les physiciens pensaient que l'énergie - la lumière, le magnétisme, l'électricité - prenait la formes d'ondes continues. On parle aujourd'hui encore d'ondes radio et d'ondes lumineuse. Etablir que toutes les formes d'énergie partagent cette nature ondulatoire fut l'une des grandes avancées de la physique du XIXe siècle. Mais il existait un petit problème. On savait qu'un flux lumineux projeté sur une plaque de métal produit un courant électrique. Le physicien Max Planck couv_planck_27

( à commander ici) à étudier la relation entre la quantité de lumière projetée sur la plaque et la quantité de courant ainsi produit ; il en a conclu que l'énergie n'était pas une onde continue. Elle semblait au contraire être composée d'unités qu'il nomma les quanta. Cette découverte fut le point de départ de la physique quantique. Quelques années plus tard, Einstein démontra que l'on pouvait expliquer l'effet photoélectrique en admettant que la lumière était composée de particules qu'il appela photons. Ces photons frappent la surface de la plaque et éjectent des électrons, produisant un courant électrique. mathématiquement, les équations étaient acceptables ; elles allaient dans le sens de la théorie selon laquelle la lumière est composée de particules. ... Peu après, des physiciens commencèrent à se rendre compte que non seulement la lumière mais toutes les formes d'énergie étaient composées de particules. En réalité, toute la matière contenue dans l'univers prenait la forme de particules. Autour du noyau de l'atome constitué de particules lourdes circulaient des particules légères appelées électrons. D'après la nouvelle théorie, tout était donc constitué de particules. ... Les particules sont des unités discrètes ou quanta. La théorie décrivant leur comportement s'appelle la théorie des quanta. Une découverte de la plus haute importance au XXe siècle. ... En poursuivant l'étude de ces particules, ... , les physiciens se sont rendus compte que ce sont de très étranges entités. On ne peut être sûr de l'endroit où elles se trouvent, on ne peut les mesurer avec précision, on ne peut prédire leur comportement. Tantôt elles réagissent comme des particules, tantôt comme des ondes. Il peut se produire une intéraction entre deux particules, même si elles sont à des millions de kilomètres l'une de l'autre, sans aucun lien entre elles. .... La théorie des quanta est confirmée par de multiples expériences. ... Les scanners des supermarchés, les lasers, les circuits intégrés reposent tous sur les principes de la mécanique quantique.

... En 1957, un physicien du nom de Hugh Everett everett_hughproposa une explication audacieuse. Everett prétendait que notre univers - celui que nous voyons, l'univers des rochers, des arbres, des humains et des galaxies dans l'espace - n'était qu'un univers parmi une infinité d'autres existant côte à côte."

Un article ici

Une série TV avait repris ces différentes théories. Leur interprétation n'est pas rigoureuse mais sont elles sont sympa à suivre.sliders

Le moyen âge

" Marek se dit qu'il pouvait véritablement passer pour un clerc londonien sur les routes de Saint-Jacques-de-Compostelle. Geoffroy Chaucer , un autre lettré de l'époque, devait être vêtu de la même manière."

Les lieux :

le_ch_teau_de_la_Roque_dans_la_dordogne  le château de la Roque

000612_dordogne_carte

La bibliographie :

riche_heures_berryla_soci_t__f_odaleclig_s

la_guerre_au_moyen_agehistoirerevolution

les_villesla_prostitution

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25 juillet 2006

Pourquoi j'ai mangé mon père

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Préface de Vercors

Lorsque mon vieil ami Théodore Monod, que tout le monde a vu au petit écran traversant le désert (à quatre-vingt-sept ans), géologue, zoologue, ichtyologiste, entomologiste, anthropologue, paléontologiste, ethnologue, que sais-je encore, membre de l'Institut, bref, quand cet homme de science imposant, m'ayant mis ce livre dans les mains et voulant m'en citer les passages, ne put y parvenir tant il s'étranglait de riree, je regardait, inquiet, ce visage qu'il a austère, même ascétique et me demandait si ...

Mais non. Il avait toute sa raison. Du reste, il se reprit bientôt pour me dire :"Je ris, et tu riras, c'est le livre le plus drôle de toutes ces années, mais ce n'en est pas moins l'ouvrage le plus documenté sur l'homme et ses origines. Et si je t'en parle, c'est qu'il est fait pour toi, tu devrais le traduire, il prolonge ton livre les animaux dénaturés, commence où le tien s'achève, et presque sur les mêmes mots. Ce sont tes "Tropis" en action, ces homme encore à demi singes parvenus au point critique de l'évolution, sur le seuil de l'humain, et s'efforçant de le franchir. Efforts contés get_img_2ici avec le plus haut comique, mais pathétiques aussi quand on songe au dénuement de ces êtres nus et fragiles, face à une nature hostile et sous la griffe d'une foule d'animaux prédateurs. Un maître livre. Tu dois le lire. "

Il dit, je fis ce qu'il me demandait, et m'étranglai de rire autant que lui. A l'étonnement de mon épouse, qui ne m'avait plus vu rire à ce point depuis les temps lointains de Charlot et de Buster Keaton. Mais c'est vrai qu'après tout c'est le même comique, celui des pauvres gens aux prises avec l'adversité et qui le contrebattent comme ils le peuvent. Le comique aussi de voir ces ébauches d'hommes, dès leurs premiers pas hors de l'annimalité, se partager déjà entre gauche et droite, entre progressistes et réactionnaires, entre ceux qui refusent de subir plus longtemps la tyrannie de la "marâtre nature", se dressent contre elle et inventent l'outil, le feu ; et ceux qui, réprouvant ces nouveauté qui les effraient, proscrivent cette rébellion et veulent à tout prix revenir, au sein de la nature, à la vie  bien tranquille des singes arboricoles. Tous personnages, ici, plus chaplinesques les uns que les autres : Edouard, le père à l'esprit fertile, trop fertile pour la quiétude des siens, féru d'hominisation et qui, à regarder son fils Ernest un peu lent à pousser sa mutation, soupire consterné :"Quand je te vois, je doute si nous sommes seulement sortis du miocène..." L'oncle Vania, le vieu réac impénitent, qui déboule régulièrement des arbres pour enjoindre à Edouard, son frère trop inventif, d'y remonter avec la famille avant quelque désastre (sans toutefois refuser, à l'occasion, une côte de phacochère délicieusement grillée sur ce feu qu'il condamne). La mère, Edwige, qui veille à la cuisine et à l'économie : "Si vous ne finissez pas cet éléphant, il va devenir immangeable." Et combien d'autres personnages pithécoïdes et réjouissants.

evolutionL'idée de ce livre, au dire du préfacier de l'édition anglaise, serait venue à Roy Lewis - encore en ce temps-là pas plus écrivain qu'anthropologue-, lors de sa rencontre en Afrique avec Louis Leakey, grand découvreur de crânes d'anthropopithèques. Il lui avait demandé comment traduire certaines gravures rupestres ; et le savant, faute d'un langage approprié, avant dansé devant lui son interprétation. Ainsi lewis avait-il pressenti la richesse comique que pouvait receler la vie de ces êtres hybrides, s'efforçant de passer de l'espèce, encore stupide, de l'Homo erectus à celle du sapiens ou plutôt, en cet instant, de faber-sapiens dont les individus, s'ils saven déjà faire, ne savent  pas ce qu'ils font, tel l'industrieux Edouard voulant domestiquer le feu et embrassant toute la forêt -allusion transparente à l'atome  et à la bombe d'Hiroshima . Semblant ainsi donner raison à l'oncle Vania et à ses avertissements catastrophiques. Est-ce à aussi  la pensée de l'auteur ? Approuverait-il Vania d'avoir  vainement  voulu   un retour à la vie arboricole, à son ignorance innofensive ? Il ne se prononce pas. Mais je gage que c'est là encore une forme d'humour ; et je doute  fort que son suffrage, avec le mien, n'aille pas à ces hommes fiers d'êtres des hommes, comme l'infatigable Edouard que ne rebutent ni les échecs ni les revers ni les conséquences désastreuses ; et qui, dès la plus petite découverte, la plus petite conquête sur la nature, s'exclame comme leitmotiv : "Les possibilités sont prodigieuses !" A croire qu'il pressent déjà qu'un jour, ajoutées l'une à l'autre, ces possibilités le mèneront à la Lune.

Mon impression : Vercors a totalement raison. Sa préface traduit mon sentiment sur ce livre.

Les hominidés ... un petit site pour y voir plus clair

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16 juillet 2006

LE VOYAGE D'ANNA de Henry Gougaud

le_voyage_d_annaJe viens de terminer la lecture de ce roman. Ce seront des réactions à chaud. L'ai-je aimé ? Je reste un peu sur ma faim. Ce livre est un mélange du nouveau testament, l'enfant Jésus, Jan, avec une mère vierge, Anna, et son père, Simon, non charpentier mais charbonnier qui s'enfuieront pour éviter un massacre, un remake de la belle et la bête lors de la scène d'amour, le désespoir de trois femmes, Missa, à qui on a enlever le fils pour le violer et qui tout au long du roman se vengera à sa manière, Antonie, la vraie mère de Jan mais mère que de sang, Providence (çà ne s'invente pas) l'amoureuse désespérée qui ne sera jamais mère.

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Quelques citations :

" En vérité elle éprouvait la folle espérance des mères, leur force inépuisable et leur inguérissable souci."

"Je ne t'ai pas porté dans la peau de mon ventre mais sur le dos, oui, jusqu'ici. Ne vas pas croire, Jan, tu ne m'a pas pesé. Depuis que je vis avec toi tu es mon souci, ma lumière, tu es l'espoir dans mes prières, tu es ce que je fais de mieux. Et tu voudrais me laisser là ? Aller où je ne peux te suivre ? Quitter la vie, qui t'aime tant ? Dis-moi, petit, tu n'as pas honte ?

Elle dit ces derniers mots avec une fureur à peine retenue, essuya les larmes qui lui brouillaient la vue, s'apaisa enfin, soupira :

- Voilà, fils, tu sais presque tout, quoique je n'aie rien dit qui vaille. Les mots sont de drôle de gens, on leur donne toutes nos forces, on ne sait pas ce qu'ils en font. Peut être que, puisque tu dors, tu entends mieux que je ne parle. Je ne veux pas être payée pour ce que j'ai pu te donner, mais si tu meurs, tu me trahis, et tu blesses ton ange aussi. Ne fais pas cela, mon petit."

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04 juillet 2006

LES MONADES URBAINES de Robert Silverberg

les_monades_urbainesRésumé

En l'an 2381, la Terre porte soixante-dix milliards d'êtres humains dont la devise est : croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étage, les monades urbaines, et jouissent d'une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l'utopie, la promiscuité, le bonheur.

Extrait

"Le fait que des individus s'entassent d'eux-mêmes dans d'immenses tours ne lui semblait pas ressortir de la génétique, mais plutôt d'un conditionnement psychologique."

Silverberg au travers de ce roman de science fiction applique avec brio les consignes inscrites dans la bible. Mais il dépeint également que ce système ne peut pas réellement fonctionner car l'homme est ce qu'il est et même si le conditionnement psychologique peut entraîner une population à ce type de société, l'instinct primaire empêchera l'application de ce système. Le revers de la médaille provient surtout de la découverte d'une seconde société, antithèse de la première où une femme qui devient enceinte est battue sur la place publique.

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LE REVE DE MARTIN de Françoise Henry

le_reve_de_martinRésumé

C'est un roman épistolaire. Une lettre d'une mère morte à son fils qui est entrain de mourir. Elle lui explique pour quelles raisons il a toujours eu l'impression qu'elle et son père ne l'ont jamais aimé. Une vie brisée à cause d'un secret.

Impression

Un roman qui m'a bouleversé, qui m'a fait haïr cette mère qui à aucun moment n'a éprouvé un véritable amour pour son enfant, même au seuil de sa mort. La seule chose qu'elle est capable d'effectuer, c'est d'essayer de prouver qu'elle n'avait pas le choix d'être lâche.

Un roman qui ne peut pas laisser indifférent. Une écriture fabuleuse. Françoise Henry nous emmène dans cette lettre, nous entraîne dans cette lettre. Il est impossible de lâcher la lecture. 219 pages qui se lisent avec faim.

Question : est il concevable de faire "payer" à un enfant un moment d'égarement ?

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